30 juin 2008

 

Un logiciel pour doubler la durée de vie de sa batterie

écologie

Des chercheurs d'Intel pensent avoir découvert une technique qui peut double l'espérance de vie d'une batterie de portable. La méthode consiste simplement à optimiser la gestion du courant (power management) à l'intérieur même du système d'exploitation, de l'écran, de la souris, de la carte mère ou encore des ports USB.

Actuellement, les fabricants de PC explorent toute une série de solutions pour rendre les appareils mobiles plus efficaces au niveau énergie. Et habituellement, il s'agit de mettre le système en veille si l'utilisateur est absent pendant un temps donné. Les microprocesseurs Atom d'Intel, pour l'Internet mobile, ont six niveaux de veille, selon les tâches en cours.

Le prototype d'Intel est capable de gérer la puissance utilisée par toute partie de l'ordinateur ainsi que la puissance nécessaire pour la tâche courante, et il agit en conséquence sur les opérations. Allez, hop, exemple: un gars lit un e-mail. Statique, un e-mail statique, tout est statique. Pourtant, sur un système normal, l'écran se rafraîchit 60 fois par seconde et des périphériques tels que le clavier, la souris et tout appareil USB continuent à consommer normalement, attendant de nouvelles instructions.

Dans une telle situation, le système d'Intel fait des économies en prenant une capture de l'écran (donc du fameux e-mail statique) et en la sauvant dans une mémoire tampon. Et donc au lieu de se rafraîchir, l'écran maintient la même image jusqu'à ce que l'utilisateur tapote son clavier ou sa souris (endormis eux-aussi). Pendant ce temps, le système d'opération surveille les autres applications et limite la consommation de celles qui ne sont pas réellement utilisées. Le chef du projet Intel mentionne qu'il faut seulement 50 millisecondes (0.05 sec) pour réveiller tout le système. C'est-à-dire peanut pour le gars moyen.


Source: TechnologyReview, mi-juin.

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12 septembre 2007

 

Le véhicule hybride rechargeable de Toyota

écologie

Dans le cadre du développement d’un véhicule hybride rechargeable, Toyota a mis sur pied un projet en coopération avec EDF afin d’étudier la promotion de ce type de véhicule. Le constructeur semble en effet s'impliquer dans le développement et la démocratisation des véhicules hybrides depuis le lancement de la Prius en 1997, vendues à plus d'un million d'exemplaires dans le monde.

Le système présenté, le véhicule hybride rechargeable, allie les avantages des biocarburants et ceux des véhicules électriques: sur de courtes distances, l’hybride rechargeable fait appel à un moteur électrique mais il peut au besoin bénéficier de l’appoint du moteur a essence, par exemple pour de fortes accélérations.

Puisque ce système repose sur la technologie hybride déjà testée sur le marché, l’autonomie n’est pas un problème et il n’a donc pas besoin de grosses batteries, les coûts restent bas et la recharge s’effectue très simplement en le branchant sur une prise de courant domestique. L’hybride rechargeable possède plusieurs atouts majeurs : il contribue à réduire le dioxyde de carbone et à préserver le pétrole. Par exemple, sur un parcours quotidien de 25 km et même comparativement à une voiture hybride, l'hybride rechargeable pourrait réduire de 34 % les émissions de CO².

Il faudra mettre sur pied un systéme de paiement pour les recharges effectuées à partir d’une infrastructure publique. Comme cette nouvelle borne de recharge EDF est équipée de la technologie PLC (Power Line Communication), le véhicule doit aussi en être muni pour utiliser ce protocole de communication: c’est notamment l’objet d’un développement conjoint de Toyota et d’EDF.

L'évaluation débutera en France dans un premier temps, puis sera potentiellement étdendu à d'autres pays européens.


Source: la lettre électronique du réseau EDF, n°63 (septembre 2007)

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26 août 2007

 

Zut, de nouvelles îles apparaissent...

ecologie

Des îles jusqu'alors inconnues font leur apparition au fur et à mesure que fond la mer de glace en Arctique. Ce qui remet en question les prévisions les plus pessimistes des Nations Unies sur le réchauffement de la planète.

Une mer de glace se forme lorsque l'eau de l'océan se met à geler, c'est-à-dire vers -1,8° puisqu'il s'agit d'eau salée. A ne pas confondre avec les icebergs qui sont des morceaux de glace qui se sont détachés des glaciers polaires. OK, la photo ici représente un iceberg mais est tellement belle qu'on n'a pas pu s'empêcher. Et puis de toutes façons, ce n'est pas la première fois que l'illustration du billet n'a rien à voir avec le billet, zut!

Bref. Outre les ours polaires et les phoques qui ont souffert cette année du manque de glace sur l'archipel Norvégien de Svalbard, c'est toute la mère de glace qui pourrait disparaître dans 40 ans. En février, les scientifiques de l'ONU prévoyaient sa fonte complète pour la fin du siècle. La cause, vraisemblablement, les gaz à effet de serre émis par l'utilisation d'énergie fossile.

On dépasse le record absolue de 2005, où il avait fallu attendre le mois de septembre pour que l'eau autour de la mer de glace ait recommencé à geler.

Source: Reuters, mardi.

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27 mars 2007

 

merci Greenpeace pour ton savoir-faire

écologie



no comment...

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17 février 2007

 

Moins de carburant

écologie

Un chercheur de l'Université d'Eindhoven a coopéré avec Ford pour développer un logiciel qui améliore l'efficacité du carburant dans les voitures. "En ajoutant simplement une partie de logiciel et un simple câble, les voitures peuvent économiser 2,6% de consommation en carburant", explique le scientifique John Kessel.

Ce logiciel éteint simplement le dynamo qui recharge la batterie quand cela ne sert à rien, et le rallume quand il a besoin d'énergie de la part du moteur, c'est-à-dire quand c'est réellement efficace. Beaucoup de véhicules hybrides utilisent déjà cette stratégie.

Tous les véhicules équipés d'un ordinateur contrôlant le moteur peuvent implémenter cette solution. Pour Kessel, il reste à déterminer à quel point les batteries peuvent se détériorer avec un tel mécanisme.

Mais 2,6% c'est quoi ? Pour vous, c'est l'équivalent d'un plein par an, soit quelques dizaines d'euros. Mais pour la planète ... un rapide calcul ... le monde consomme 80 millions de barils de pétrole par an. A 159 litres le baril, ça nous fait moins de 13 milliards de litres de pétrole. Si on retire l'utilisation en kérozène ou en mazout, on peut considérer que la moitié part sur les routes. Et 2,6% représentent donc 170 millions de litres par an.


Source: NewScientistTech, la semaine passée.

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06 janvier 2007

 

La route la moins polluante

ecologie

trois suédoisesLorsqu'il s'agit de minimiser les émissions de gaz d'échappement, suivre la route la plus courte sur votre système de navigation n'est pas forcément une bonne idée. Suivre la route la plus rapide non plus, d'ailleurs.

Des chercheuses suédoises de l'Institut de Technologie de Lund ont mis au point et testé un système de navigation GPS programmé pour rechercher la route la plus "efficace". Dans les rues de Lund, les trois suédoises ont prouvé que leur système peut calculer des routes qui sont moins polluantes que les routes aux options classiques. Un gain d'essence de 8,2% de moyenne sur leur quartier, soit 8,2% de pollution en moins. Eva Ericsson (la chef) estime cependant que 4% est plus réaliste à plus grande échelle et au quotidien.

Pour développer le bazar, l'équipe a assigné des facteurs de consommation d'essence pour trois types de voitures à 22 rues de la ville, dans une cartographie numérique existante. Pour en arriver là, elles ont accumulé des informations sur ces rues: largeur, limitation de vitesse, trafic pendant et en dehors des heures de pointe.

Mais les fournisseurs de cartographies digitales sont plus sceptiques. Chez Navteq par exemple, on estime qu'assigner un facteur de consommation à chaque rue reviendrait trop cher. Mais ils imaginent des véhicules "sondes" qui échangeraient leurs informations sur la consommation en temps réel, quitte à les utiliser sur le moment même ou à les sauvegarder sous forme de statistiques.


Source: NewScientistTech, avant-hier.

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28 décembre 2006

 

Le GSM, un ennemi de plus pour la planète

écologie

Le succès du GSM n'a pas que des bons côtés. Dans nos esprits, le téléphone portable n'est pas encore associé aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques qu'il représente. Pourtant, certains chiffres accrocheurs font peur: près de 30 kg de matières premières sont nécessaires dans la fabrication d'un appareil de 100 grammes! Et dans le monde, on estime qu'un milliards d'appareils sont en circulation !

En Belgique, et ça doit être à peu près la même chose chez nos voisins, y'a pas de raison, la durée de vie moyenne d'un téléphone portable est de 18 mois. Bref, un GSM belge est mis hors d'usage toutes les 10 secondes! En une année, cela représente 3 millions d'appareils. Parmi ces disparus, 2% seulement seront recyclés.


Le site belge du WWF mentionne d'autres conséquences qu'on aurait pas imaginées: guerres pour les matières précieuses au Congo, travail forcé des enfants et conditions de travail foireuses, braconnage, déboisement, exploitation et destruction des ressources, amoncellement des déchets. Le site parle également de gros risques pour la santé des personnes en contact avec les matières premières et bien sûr, il y a la problématique du transport: 5 à 6% de l’empreinte écologique d’un GSM lui sont attribués.

Conclusion: en fin de vie de votre GSM, le WWF conseille donc de ne pas simplement l'abandonner dans un tiroir, encore moins de le jeter, mais plutôt de l'offrir à un proche ou une entreprise d'économie sociale. Vous pouvez également l'échanger lors de l'achat d'un nouvel appareil avec la garantie qu'il sera re-conditionné pour une seconde vie. S'il est irréparable, déposez-le dans un parc de collecte sélective ou chez un distributeur qui récolte les GSM gratuitement, comme Fonebak par exemple.


Source: WWF.be

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26 juillet 2006

 

La décroissance durable

écologie


Le 7 juin dernier, La Première, une radio publique belge, proposait une émission dont le thème était la décroissance.

Les réactions des différents intervenants étaient tellement remplies de bon sens qu'on ne peut qu'être interpellé par la cause écologique vue sous cet angle.

Pour faire court, la décroissance est un concept qui affirme que la croissance économique infinie, c'est-à-dire l'accroissement perpétuel d'un indicateur économique, le tant attendu développement durable, ne sont simplement pas acceptables par l'écosystème de la Terre.

La décroissance part du postulat que les ressources planétaires ne sont pas inépuisables. Un simple chiffre: 80 % des ressources du globe sont exploitées par 20 % de la population mondiale. Les ressources fossiles qu'on utilise (gaz, pétrole) n'ont plus beaucoup de durée de vie: on parle de 20 ou 30 ans. Et donc la croissance infinie n'est pas possible pour une terre finie en soi.

Serge Latouche, professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud:

La décroissance, c'est un slogan un peu provocateur qui vise de rompre avec la langue de bois: pour la croissance, toujours plus ... Alors qu'on sait très bien que la croissance nous amène droit dans le mur. Donc derrière ce mot, c'est surtout l'idée d'une remise en cause, d'un changement de cap de nos sociétés de croissance, c'est-à-dire de sociétés qui se sont laissés phagocytées par des économies qui n'ont d'autre objectif que la croissance pour la croissance. [...] Il s'agit de retrouver ce que les experts appellent une empreinte écologique soutenable, c'est-à-dire un mode de vie certainement plus frugal (ce qui veut pas dire archaïque) pour être compatible avec la régénération de la biosphère.

L'espace disponible sur la planète fait 51 milliards d'hectares mais l'espace utile, bio-productif, c'est seulement 12 milliards. Et comme nous sommes plus ou moins 6 milliards, ça fait 1,8 ha disponible pour nous nourrir, pour nous vêtir, pour toutes nos consommations et surtout (on l'oublie souvent) pour recycler nos déchets. Parce qu'à chaque fois qu'on brûle 1 litre d'essence, il faut 5m² de forêt pour ré-absorber le CO2 émis. Cet espace, nous le dépassons de 30 %. En gros, si tout le monde vivait comme nous, il nous faudrait trois planètes. Et si tout le monde vivait comme les Australiens ou les Américains, il en faudrait six. C'est possible pour le moment car contrairement à l'idée reçue, ce sont les pays du sud qui nous donnent une assistance technique considérable puisque si tout le monde vivait comme les burkinabais, un dixième de de planète suffirait.

Fausses pubs, via casseurs de pub :




Vincent Cheynet, fondateur de Casseurs de Pub et rédacteur en chef de "La Décroissance":
Nous nous rapprochons du peak oil, du moment où nous extrairons le maximum de pétrole sur la planète. Après, l'extraction de pétrole va décliner, on imagine de 3 % par an et aujourd'hui il y a aucune énergie de substitution qui ait la même capacité que le pétrole. Donc si nous faisons rien, tout naturellement, la régulation risque de se faire par le chaos et de créer des problèmes socio-économiques qui seront majeurs. Et c'est bien là aussi un énorme enjeu de la décroissance: face à cette raréfaction des ressources naturelles, aujourd'hui nous devons anticiper ce mouvement de déclin d'extraction d'énergie. [...]

C'est pour ça que nous luttons par exemple pour la suppression du grand prix de france de F1. Evidemment, un grand prix en tant que tel ne réprésente pas une pollution extraordinaire (c'est certes une pollution conséquente), mais nous nous attaquons surtout au symbole que représente le grand prix de France de F1, c'est-à-dire une espèce de paroxysme de pollution, de pillage de ressources naturelles, de gaspillage et nous pensons que nous arriverons aussi à transformer la société en touchant à ce type de symbole, c'est comme ça que nous ferons comprendre à nos contemporains que cette folle course à la technique, à la croissance, au gaspillage ne peut pas continuer éternellement.

Alain Gras, professeur de sociologie à la Sorbonne:
Ce n'est qu'en 1900, donc à peine plus d'un siècle, que l'energie fossile l'a emporté face à l'énergie renouvelable. Aujourd'hui on ne connaît que l'énergie fossile comme moyen de ce qu'on appelle le développement. Je pense que donc il faudrait essayer de revenir à d'autres formes énergétiques, évidemment à l'énergie renouvelable mais sous toutes ses formes et donc effectivement, une certaine frugalité dans l'usage de l'énergie. [...] Modifier notre rapport avec l'énergie, c'est évidemment avoir moins de confort dans la vie quotidienne et en particulier aussi diminuer la mobilité. Parce que la mobilité, c'est le grand gourmand, c'est la catastrophe sur le plan énergétique.

Script intégral de l'émission (un grand merci à la reconnaissance vocale)

"
Il est temps de comprendre combien est fou le désir d'aller vite quand on tourne en rond" (Albert Jacquard)

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